Israël est contraint à la guerre
Guy Millière - les4verites.com
L’un des fils de l’un de mes plus proches amis en Israël a été tué lors d’une action militaire. Il s’appelait Raphaël. Il avait vingt et un ans. Il aimait la vie. Il faisait son devoir en défendant son pays contre la barbarie, qui n’a cessé de menacer depuis bientôt six décennies. Combien de jeunes gens sont morts au combat, comme Raphaël, ou bien dans des attentats atroces à Jérusalem, à Tel Aviv ou ailleurs ? Combien survivent mutilés ? Et qu’on ne me parle pas de « cycle de la violence » ! Sans agressions, Israël n’aurait pas à riposter. Si l’Europe était réellement digne des valeurs qu’elle prétend incarner, cela devrait être une priorité pour elle de tout faire pour qu’Israël puisse en finir avec l’agression permanente qui campe à ses portes, depuis trop longtemps.
Comme l’Europe est indigne de ces valeurs et les trahit dès que possible, on y parle, dans les milieux politiques, de « négociations », de nécessités de « concessions israéliennes » au titre de gestes de « bonne volonté ». On feint de ne pas voir que négociations, concessions et « bonne volonté » sont aussi inutiles, aujourd’hui avec Mahmoud Abbas ou les dirigeants du Hamas, qu’hier avec Arafat et je ne sais quel autre buveur de sang. Ou alors (dois-je le penser ?) c’est encore pire : on sait que négociations, concessions et « bonne volonté » sont inutiles, mais on fait semblant. Par hypocrisie. Par mauvaise foi. En espérant faire plaisir aux assassins et acheter leurs faveurs.
Dans la presse, on ne se conduit pas mieux que dans les milieux politiques : on dissémine la haine envers Israël, on falsifie les faits, on reconstruit l’histoire. On adopte peu à peu la posture islamiste et antisémite. Est-ce par haine, par aveuglement, par stupidité profonde, par lâcheté ? Est-ce dans l’espoir d’avoir un bon point et de se voir épargné, si l’Europe succombe à l’islamisme ?
Nous sommes parvenus à un degré avancé de décomposition éthique et mentale. Les idées de démocratie, de droits de l’homme, de respect pour l’être humain ne se sont imposées qu’après des siècles de combats et elles sont encore fragiles, précaires, menacées. Si nous n’y prenons pas garde, elles pourraient succomber et nous pourrions entrer dans des temps barbares.
Nous sommes dans une guerre qui doit, hélas, avoir une dimension militaire, et tant que nous ne verrons pas que le combat d’Israël contre l’agression nazislamiste fait partie intégrante du combat de la civilisation contre la barbarie totalitaire, nous serons sur le chemin de la défaite. Nous sommes dans une guerre des idées aussi, et, bien que ceux-ci ont pour objectif ultime de nous anéantir, nous ne cessons de concéder.
Tant que nous ne rappellerons pas ce qui sépare la démocratie du totalitarisme, la liberté de l’oppression, l’information de la propagande, et tant que nous nous ferons complices à quelque degré que ce soit, du totalitarisme, de l’oppression et de la propagande, nous serons sur le chemin du suicide.
La lutte pour la survie du droit et de la liberté en une Europe où l’islam monte démographiquement et culturellement passait par une défaite du terrorisme en Irak et de l’islamisme partout où il frappe. Cette lutte passe aussi par la paix pour Israël, et celle-ci ne viendra que lorsque le terrorisme et l’islamisme seront vaincus.
Ce dont les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie ont besoin, ce n’est pas d’une aide internationale qui sert, de fait, à financer des explosifs, du fanatisme et de la corruption, c’est d’être délivrés de dirigeants abjects, de médias et de moyens d’éducation dignes du Troisième Reich.
Ce dont ils ont besoin, s’ils persistent à penser que la violence paie, c’est d’une défaite nette, comme celle qu’a connue l’Allemagne à la fin du Troisième Reich.
Ceux qui parlent de la « misère », du « surpeuplement », des « camps de réfugiés », devraient se demander où sont passés les milliards de dollars donnés depuis des années, et voir qu’ils n’ont pas servi à créer de la prospérité et des logements. Avec des conditions aussi mauvaises et un surpeuplement au moins équivalent, les habitants de Hong-Kong ou de Singapour ont créé du développement économique. On remplacerait les Palestiniens par des Chinois de Hong Kong, Gaza deviendrait un Hong-Kong du Proche-Orient. On mettrait les habitants de Gaza à Hong-Kong, et Hong Kong deviendrait le Gaza de l’Extrême-Orient