''Le Monde'' met l’hyper-proximité au service des tueurs nazislamistes.

Publié le par Ofek

Par Viviane Miles- Metula News Agency
 
Le quotidien Le Monde proposait, dans son édition informatique du 8 novembre, un reportage d’hyper-proximité, au cœur de Gaza, de Michel Bôle-Richard, ayant pour titre « Combattants palestiniens jusqu'à la mort ». Un reportage révélateur de la tendance anti-israélienne qui prévaut parmi nombre de journalistes dans les media français.
 
L’article retrace trois histoires de vies, celle de Salem Thabet, de Mohammed Abou Nosira et enfin celle de Mohammed Abed. Qui sont-ils ? Bôle-Richard présente ses personnages comme on présenterait des artistes. Le premier, Thabet, est « un homme de 32 ans, grand sourire, barbe et moustache fournies, yeux malicieux et vêtements à l’occidentale ». Un portrait charmant.
Le Monde précise tout de même que « cet homme-là est un terroriste pour Israël, un résistant pour les Palestiniens ». De sa biographie sommaire, on sait de Thabet que, « arrêté, il a passé quatre ans dans les prisons israéliennes », mais sans aucune indication quant au motif de son incarcération. Plus loin, l’envoyé spécial du Monde désigne le bonhomme comme « l’artisan des attaques contre les colonies quand elles étaient installées dans la bande de Gaza. ». Une présentation flatteuse, tout en nuances, qui masque toutefois un décalage monstrueux entre les caractéristiques si humaines et sympathiques de cet homme, et ses actions qui ont coûté la vie, selon Thabet lui-même, à des dizaines d’Israéliens. Le sujet interrogé n’hésite pas à affirmer que « Les villes israéliennes ne sont pas loin et on peut les vider de leurs habitants.
La rencontre avec le deuxième intervenant de cette trilogie de combattants palestiniens est, selon les termes du journaliste, « plus bucolique. Elle a lieu dans un jardin… au milieu des poules et des oies. ». Là encore, le décor pousse le lecteur à appréhender le personnage avec clémence. Poursuivant sa description, Bôle-Richard écrit : « Ce planificateur a échappé de peu à la mort, le 24 septembre 2004, lorsqu’un drone a lâché un missile sur sa voiture. ». Planificateur ? Voilà une bien curieuse profession, qui vient s’ajouter, dans le lexique des journalistes antisémites français, à celle d’ « activiste armé » ! Mais planificateur de quoi ? Et quel lien avec le missile ? Aucune explication non plus sur cette relation qui se veut de cause à effet. Dans la logique chronologique composée par ce scribouillard international du Monde, ce « confrère » nous apprend d’abord que le Palestinien a passé quatorze ans en prison, avant de mentionner, plus loin seulement, presque incidemment, que c’est parce qu’ « il avait lancé une grenade en plein Tel-Aviv ». Abou Nosira est également un « artiste » : « Il est l’un des artisans de l’enlèvement du caporal Gilad Shalit » et exige la libération de 1000 prisonniers palestiniens en échange de l’otage israélien. C’est signe, en passant, de la différence flagrante entre la valeur accordée à la vie dans la société israélienne et dans la palestinienne. Mais de cela, seules les personnes ayant préservé un minimum de sens critique peuvent encore s’en apercevoir.
Quant au dernier tueur croqué par le correspondant du Monde, son palmarès est tout aussi macabre que celui des deux précédents. Le journaliste nous ressert pourtant, avec le portrait d’Abed, l’image d’un autre terroriste ardemment paisible, paré d’une « longue barbe noire, chevelure abondante, au visage fin… (p)rofondément croyant… », image en contraste d’une violence inouïe avec l’énoncé du credo du Palestinien, trempée, vous pourrez le constater, dans un vieux stock d’encre nazie : « Mon rêve est de tuer le plus grand nombre de juifs. ». Bucolique déclaration, en effet, complétée par l’un des camarades du type sympa, aux cheveux fournis et au faciès délicat : « Si on avait l’arme atomique, on ferait péter tout Israël comme cela il n’y aurait plus de juifs. ». Un discours qui fait l’économie de toute ambiguïté, et qui invite à imaginer ce qui se passerait si les héros du Monde possédaient effectivement l’arme nucléaire. Pétri dans ses certitudes, Abed conclut : « On sait que nous sommes l’outil islamique pour nous débarrasser des juifs. », et même d’en confirmer l’échéance : « Lorsque tout le peuple palestinien se transformera en kamikaze. ».
Tralala youplaboum, Bôle-Richard, non ! Peut-on encore douter de la détermination des terroristes palestiniens à ne jamais vouloir faire la paix, quelles que soient les concessions faites par leur adversaire israélien ? Et peut-on décemment condamner Israël de vouloir – c’est l’unique verbe qui convient en français - au destin promis par un ennemi fantasmant sur un remake de la Shoah ? A un point tel de la martyrologie islamiste haineuse, qu’ils sont prêts – confinement géographique oblige – à exterminer leur peuple en même temps que leur ennemi. Remarquons aussi que le programme exterminationniste de ces terroristes ne concerne pas seulement les Israéliens, mais tous les Juifs, comme l’indiquent leurs discours, qui surenchérissent sur ceux de Hitler ou de Ribbentrop.
Comme nombre de ses confrères de la presse généraliste hexagonale, Bôle-Richard pare les terroristes palestiniens d’une aura mythique de libérateurs, gommant l’immoralité de leurs actes par une justification plus ou moins tacite de leur cause. A aucun moment, tout au long de ce reportage, on ne distingue le moindre recul par rapport au discours de ces trois hommes. Il apparaît simplement normal de prôner l’éradication d’un peuple voisin.
Le Monde présente le contenu de ces entrevues comme s’il participait d’une évidence acceptable et naturelle qu’Israël doit disparaître. Outre le décalage entre la présentation des terroristes et leurs actions, il y a un autre décalage que Bôle-Richard pratique volontiers : celui de l’inversion de la chronologie des événements sur le terrain.
A la lecture des déclarations de ces terroristes palestiniens, en effet, toute personne dont le cerveau n’est pas complètement anesthésié par la propagande pro-palestinienne, ne peut que comprendre, enfin, qu’Israël se trouve dans une position de légitime défense qui pourrait faire anthologie. Et qu’elle est contrainte, pour protéger sa population, de lancer, face aux attentats-suicide ou aux tirs de roquettes, des raids ciblés à l’encontre des perpétrateurs et autres « » de ces crimes.
Quelles que soient les empathies qu’on peut avoir pour une cause, force est à l’homme qui pense et qui prend ses responsabilités de constater que les terroristespalestiniens (et non les « militants » ni les « activistes », termes qui désignent une activité circonscrite au domaine politique sans aucun rapport avec les interlocuteurs de Bôle-Richard) cherchent à tuer indistinctement le plus de Juifs possible. Dans le cas précis, ces terroristes proclament et revendiquent cette intention.
Cela participe donc d’une démarche raciste à l’égard des Juifs et d’une contribution au génocide qu’ils mènent que de ne pas les croire, d’humaniser, de justifier, de faire passer, de vulgariser, de banaliser ou même de s’abstenir de condamner cet appel à la solution finale pour les Juifs d’Israël.
Quant à établir si les islamofascistes palestiniens disposent actuellement des moyens de finaliser leur ethnocide, il s’agit d’une discussion différente, dont l’issue ne dispense en aucune manière de l’obligation de constater la volonté génocidaire qui les anime, qu’ils déclarent et qu’ils ont commencé depuis des centaines d’assassinats collectifs à mettre en chantier.
S’il voulait faire état du déséquilibre régnant entre les orientations des uns et des autres, Le Monde aurait à consacrer des interviews de proximité à la majorité écrasante d’Israéliens qui n’aspirent qu’à vivre en paix, sans esprit de vengeance – même lorsqu’ils ont perdu toute leur famille dans des attentats collectifs et racistes –, et qui demeurent favorables à l’établissement de deux Etats voisins vivant pacifiquement côte à côte.
Le journalisme ne consiste pas à mettre dos-à-dos des terroristes et des civils pacifiques, ni à niveler, en humanisant artificiellement les premiers et en démonisant tout aussi artificiellement les autres.
Non, les Le Monde et Cie, durant la Seconde Guerre Mondiale, les Waffen SS et les GIs’ n’étaient pas mûs par des valeurs humaines interchangeables !
Bôle, certes, est libre de choisir à sa guise ses interlocuteurs lorsqu’il mène une enquête, mais il se doit de décrire de manière intelligible la véritable nature des personnages qu’il rencontre, sauf à prendre le risque de voir les propos de ces terroristes identifiés à ses propres vues.
 
Sa connivence avec les terroristes nazislamistes se manifeste de façon plus prononcée encore dans le chat paru lundi 13 novembre dans les colonnes du même Monde, avec pour thème : « Gaza sous l’offensive israélienne »(http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3218,55-833032@51-833911,0.html)
 
Je ne sais ce qui est le plus extraordinaire chez Bôle-Richard : ses non-réponses ou ses réponses fausses. Car sur la dizaine de questions posées par des internautes-lecteurs, il n’en est pas une à laquelle le journaliste ait répondu de façon claire, correcte ou honnête.
Dans la première question, « Que se passe-t-il aujourd’hui à Gaza ? Qui a agressé qui ? », Bôle noie le poisson en tournant autour du pot sans jamais répondre. Hormis un historique à l’emporte-pièce qui se résume en l’occupation de Gaza par Israël durant 38 années, puis son retrait unilatéral, il incrimine Israël de n’avoir pas tenu ses promesses « de faire [de Gaza. Ndlr] un territoire vivable pour un million quatre cent mille personnes… », avant de déclarer que « les choses ont empiré pour trois raisons : l’armée israélienne a fait des incursions massives dans la bande de Gaza pour empêcher des tirs de roquettes, pour récupérer le soldat Shalit, enfin, pour pratiquer des assassinats ciblés contre les responsables de groupes armés recherchés. ».
Pour le successeur du couple Paris-Le Bars, qui n’a rien à envier à ses prédécesseurs, si la situation empire, c’est à cause de l’Etat hébreu, responsable en quelque sorte de l’enlèvement de son propre soldat. L’art de rejeter sur Israël la faute de tout et de son contraire !
L’envoyé du quai Auguste Blanqui se ridiculise encore davantage lorsqu’il s’essaie à une explication boiteuse sur « la différence entre une roquette ‘artisanale’ et une roquette ». S’il est compréhensible que les lecteurs du Monde ne soient pas tous de fins experts en balistique, la moindre des choses pour un correspondant qui travaille dans une zone en guerre consisterait à se renseigner avant de raconter n’importe quoi ! Des sornettes du genre « Les roquettes non artisanales tirées par des lance-roquette sont plus puissantes, car elles peuvent être dirigées. ». Or, la seule différence entre des roquettes artisanales et des roquettes non artisanales, n’en déplaise au vulgarisateur du génocide d’Israël, tient à leur lieu de fabrication : dans un atelier pour les premières, dans une usine, à la chaîne, pour les secondes. Une roquette est, par définition, non dirigeable après son lancement ; si elle peut être guidée, c’est que ce n’est pas une roquette mais un missile ! Un journal qui se veut « de référence », aurait pu avoir le discernement de dépêcher dans cette partie chaude du globe un correspondant qui soit un peu plus au fait des définitions basiques qu’il explique à ses lecteurs…
La Ména n’enverrait même pas en rêve un tel correspondant à la frontière entre la Suisse et le Lichtenstein. Quant au lecteur qui voulait savoir si « des missiles longue portée… seront bientôt lancés à partir de Gaza », il restera sur sa faim. Car Bôle-Richard, à force de vouloir parer ses protégés de toutes les vertus, en arrive à prétexter de l’existence d’une névrose phobique chez les Israéliens, pour esquiver la question qui lui a été posée : « Mais la grande crainte des Israéliens est que les groupes palestiniens puissent un jour en disposer… Ce que craint aussi Israël, c’est que les groupes armés palestiniens se procurent des missiles antitanks… Les services de renseignement israéliens n’arrêtent pas de dire que des missiles antitanks sont introduits clandestinement par le sud de la bande de Gaza, depuis l’Egypte, ce qui justifie aux yeux de Tsahal les incursions qui sont faites dans cette région… ».
Selon ce stratège-psychanalyste en herbe, il s’agirait d’une crainte fantaisiste et sans fondement aucun. Difficile d’être moins bien informé et de moins bien informer son lectorat, en tous cas, à croire que ce plumitif n’a jamais mis les pieds dans la bande de Gaza.
Depuis que les Israéliens ont remis les clés de la frontière entre Gaza et l’Egypte à l’AP, ce sont de tunnels de contrebande d’armes que les Palestiniens ont creusés. Surtout pour y faire transiter des missiles antichars…
Quant à la dernière question du chat - comment le correspondant du Monde envisage « la situation au Moyen-Orient dans une dizaine d’années ? » -, son manque de compréhension et d’analyse de la situation amène, une fois encore, le succédané de Gilles Paris à détourner le sujet. Sa conclusion est d’une platitude affligeante, indigne des conversations du café du commerce : « … il faut une volonté politique des deux côtés et des pressions de la principale puissance, les Etats-Unis, sur Israël ».
Pour quoi faire, Bôle ? Est-ce vraiment ce qui persuadera les nazislamistes de ne pas faire péter tout le Proche-Orient ? Ou la pression que vous préconisez a-t-elle pour objet d’obliger les Israéliens à faire la paix avec ceux qui se considèrent être « l’outil islamique pour nous débarrasser des juifs » ? Ou est-ce, encore plus prosaïquement, pour qu’ils se jettent à la mer de leur propre initiative, afin de ne pas fatiguer vos amis intégristes ? Assurément, Le Monde a trouvé en Michel Bôle-Richard le porte-parole idéal de remplacement dans la perpétuation de sa détestation hystérique de l’Etat hébreu. On décèle même des signes d’intensification…
 
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