Entretien avec Eric Marty
Interview réalisée par Liliane MESSIKA - PRIMO EUROPE (Février 2004)

Primo Europe vous propose une interview exclusive d'Eric Marty, philosophe, professeur de littérature française contemporaine à l'université paris VII.
Il est l'éditeur des œuvres complètes de Roland Barthes, auteur de "Bref séjour à Jérusalem" (Gallimard), "Louis Althusser, un sujet sans procès" (Gallimard), "André Gide, qui êtes vous ?", (La manufacture), "René Char" (Seuil).
Eric Marty, on parle beaucoup de votre dernier article, consacré au philosophe Benny Levy, mais c’est plutôt sur votre livre, « Bref séjour à Jérusalem » que je vous interrogerai.
Vous vous y indignez de la désinformation que vous constatez en France, au sujet du conflit israélo-palestinien.
Dans un premier temps, je voudrais comprendre comment l’idée est venue à un « Français normal », comme disait Coluche, c’est-à-dire ni juif ni arabe, de remettre en question la présentation unanime qui est faite de ce conflit dans la presse de notre pays.
Le seul fait de l’unanimité m’a alerté.
Il y avait dans le discours sur ce conflit quelque chose de stéréotypé, répétitif, massif, mimétique, il y avait dans la mécanique même de la parole médiatique quelque chose de choquant qui appelait la méfiance. Et puis le caractère factice des informations données et les circonstances dans lesquelles la vigilance aurait dû être de mise et où, au contraire, la désinformation sévissait.
Deux exemples énormes, dont chacun pouvait constater ce qu’ils avaient de faux, ont été le point de départ de mon investissement dans cette histoire : le déclenchement de l’Intifada soi-disant par la présence de Sharon sur le mont du Temple et la mort du petit Mohammed Al Dura lors de tirs croisés entre milices palestiniennes et soldats israéliens.
Pour ce petit garçon, déjà les images du reportage, malgré le commentaire extrêmement partial, permettaient de constater qu’il ne s’agissait en rien d’un meurtre et qu’il n’y avait, chez les Israéliens, rien de ce qui était décrit comme un comportement colonial et raciste.
Dans le cas de Sharon sur le Mont du Temple, la presse française faisait sienne l’idée qu’un Juif, un Israélien, n’avait plus le droit de se présenter sur ce qui est le lieu le plus saint de la religion juive. S’il avait pénétré dans une mosquée ou s’était livré à un scandale, on aurait compris que les gens soient choqués, mais la presse française a accrédité l’idée que sa seule présence sur le Mont du Temple était une provocation.
Une inqualifiable provocation. Voici les mots qui ont été répétés comme une mantra, jusqu’à paralyser toute tentative de remise en cause critique de la part du public.
Sharon voulait montrer que cette esplanade, qui est en territoire israélien, était un espace de liberté.
Et c’est le scénario palestinien qui a été repris in extenso par la presse française, sans réflexion, ni interrogation sur ce qu’il distillait comme intolérance, comme haine à l’égard de l’autre.
C’est ce qui m’a frappé : l’unanimité, le moment choisi et les falsifications de la réalité qui la renversaient en faisant des Israéliens de parfaits coupables lors même qu’on pouvait constater le contraire.
Pourtant l’opinion publique française n’a pas fait les mêmes constats que vous ?
Cela montre la puissance de l’intoxication médiatique.
Tout le monde peut y tomber : on voit une image, mais le commentaire dit le contraire de ce que montre l’image. Combien de gens croient leurs oreilles plutôt que leurs yeux !
Le seul recours contre cette obéissance à la pensée normative est la volonté de regarder soi-même.
A cette époque, les exemples de légendes infirmant l’image se sont multipliés.
Je pense à ce jeune touriste juif américain qui avait été agressé par des Palestiniens et qu’un soldat israélien protégeait contre ses agresseurs. La légende de la photo, qui avait fait la Une de Libération, parlait d’une victime palestinienne de la brutalité israélienne.
C’est un processus d’inversion du sens qui est devenu systématique concernant la couverture du conflit israélo-palestinien.
Inutile de dire que le rectificatif paru en tout petits caractères en pages intérieures du journal, trois semaines plus tard, n’a pas réparé le mal infligé à l’image d’Israël.
L’Intifada dure depuis trois ans et le système d’aveuglement, de tétanisation des esprits, dure toujours. Ce matin, par exemple, sur France Culture, j’ai entendu de la bouche de Thierry Garcin que les négociations de Camp David avaient échoué sur trois points : Jérusalem Est, les colonies et le droit au retour.
Or le droit au retour n’était pas mentionné dans ces négociations et la question des colonies avait été réglée par un accord. Restait en effet la question de Jérusalem.
Mais trois ans après, on entend sur une radio française trois affirmations péremptoires dont deux sont des mensonges patents.
Quel auditeur aura le réflexe de les décrypter ?
Qu’est-ce qui a déclenché ce réflexe chez vous ?
J’ai lu dans un roman que si on a besoin de preuves pour conclure au sadisme des Israéliens vis-à-vis des Palestiniens on est soit juif soit fou.
Vous n’êtes pas Juif, Eric Marty. Etes-vous fou ?
Je ne crois pas. Ma démarche n’a pas été seulement rationaliste pour démêler le vrai du faux.
J’avais le sentiment d’être trompé, manipulé et j’avais une angoisse vis-à-vis d’Israël : je cherchais à comprendre ce que visait cette délégitimation systématique.
Il n’y avait plus un gramme de vérité dans tout ce qui était proféré sur Israël et je m’inquiétais véritablement de savoir à quoi menait cette attitude. J’ai ressenti une forme d’identification à Israël qui se retrouvait isolé au centre d’un espace où régnait le seul mensonge. Mon sentiment était un pressentiment.
Les mensonges débités contre Israël dans le cadre de l’Intifada ont été prolongés par le silence assourdissant qui a entouré les agressions subies par les Juifs français dès le mois suivant : les premiers cris de « Mort aux Juifs » ont été scandés dans des manifestations de soutien à l’Intifada, et suivis d’agressions, d’attentats…
L’antisémitisme s’est réinstallé en France dans l’indifférence absolue de l’opinion publique et le cynisme politique. L’Europe n’abandonnait-elle pas à nouveau les Juifs ?
Dans cette criminalisation d’Israël dès le départ de l’Intifada, dans ce blanc-seing donné aux Palestiniens quoi qu’ils fassent, dans ce refus de voir les dangers d’un fascisme palestinien (pourtant très présent dans les milices du Hamas et du Djihad islamique), n’y avait-il pas un retournement de l’Europe et de la France en particulier à l’égard des Juifs ?
Y a-t-il eu d’autres sujets, dans l’actualité, qui vous ont fait réagir comme vous l’avez fait vis-à-vis d’Israël, avec cette conscience d’être manipulé par les médias et ce refus de l’accepter ?
Le dérapage de la presse française a été particulièrement sensible lors de la guerre en Irak.
On a vu son incroyable complaisance à l’égard du régime irakien et son extrême sévérité vis-à-vis de l’armée américaine dont la moindre défaillance était montée en épingle et commentée avec une satisfaction manifeste.
Je suis frappé par la médiocrité profonde des médias français.
Mais vis-à-vis d’Israël, il se passait quelque chose de plus, qui était annonciateur de choses beaucoup plus graves.
Où avez-vous trouvé des informations différentes de celles diffusées par l’ensemble des médias français et qui vous ont permis de vérifier votre intuition que la présentation habituelle du conflit en était biaisée ?
Je lisais les journaux étrangers, mais cela n’était pas vraiment nécessaire pour déduire immédiatement le faux.
Par exemple, à Hébron, un bébé juif a été tué par un Palestinien. Les obsèques ont eu lieu.
Un journal titrait « les obsèques de la haine », or rien, dans le corps de l’article, ne traduisait la moindre trace de haine de la part de la famille et des proches. Pourquoi ce titre, alors ?
400 familles de « juifs radicaux » vivent à Hébron, disait l’article. Et le tueur, il n’était pas radical ? Qu’est-ce qu’ils font de mal, ces Juifs, en vivant à Hébron ?
Pourquoi sont-ils considérés par la presse française comme des agresseurs du seul fait qu’ils ont choisi de vivre dans ce lieu à très forte signification religieuse ?
Pourquoi trouve-t-on normal qu’un million et demi d’Arabes israéliens aient les mêmes droits que leurs concitoyens juifs alors qu’on estime qu’un Juif qui fait le choix de vivre dans les Territoires de l’Autorité Palestinienne est nécessairement un agresseur ?
Autre exemple, sur France Culture, j’ai entendu Danièle Sallenave prétendre que les Palestiniens n’ont pas le droit d’étudier les maths, la physique et la chimie parce que Israël craint que cela ne leur permette de fabriquer des bombes. Il n’y a pas besoin de disposer de contre information pour voir l’inanité d’une affirmation aussi naïve, grossière et gratuite.
Mais les mensonges factuels comme celui-ci sont plutôt rares. On assiste le plus souvent à des présentations biaisées. Il suffit d’être un peu attentif pour s’en rendre compte.
L’emploi du vocabulaire est significatif.
Quand un Israélien est tué, c’est toujours un « colon juif ».
Quand un milicien palestinien en armes est tué, c’est un Palestinien tout court, pas un milicien (et encore moins un terroriste, ndlr).
Il suffit d’avoir l’esprit critique ?
Oui, et d’être sensible à la parole, au discours, au choix des mots, aux intonations…
Rien que la façon dont les journalistes français prononcent le nom de Sharon dénote une telle animosité, une condescendance si dédaigneuse que je me demande souvent ce qui se passe dans leur tête au moment où ils se livrent à des mimiques si ostensibles, alors qu’ils ont un devoir de neutralité.
Chez moi, cela heurte une corde sensible et me rend méfiant.
Pourquoi est-ce que l’ensemble de nos concitoyens ne réagit pas avec la même méfiance ?
L’esprit des Français est maintenant formaté à ce manichéisme qui va dans le sens d’archétypes installés durablement dans l’imaginaire français : le faible contre le fort, le va-nu-pieds qui n’a que des pierres à opposer aux tanks.
Et aucune démarche n’est faite pour les réveiller de ce conte de fées.
D’autant que la presse s’appuie sur notre passé colonial, la Guerre d’Algérie, par exemple et reproduit ses schémas sur Israël.
Les Palestiniens ressemblent un peu aux Algériens et les militaires israéliens ont des uniformes comme les Paras français. Les Français torturaient et usaient de la gégène, on en infère que les Israéliens font pareil.
C’est un phénomène de reproduction de choses connues qui sont d’autant moins mises en doute qu’elles sont re-connues. Cela dit, j’ai constaté, grâce à des rencontres faites après la sortie de mon livre, qu’il y a beaucoup de gens qui remettent en question la vérité officielle, qui n’en sont pas dupes.
Mais ce qui est terrible, c’est qu’à partir du moment où on a refusé la duperie, on tombe dans une sorte d’obsession : la vigilance est constamment en éveil et Israël, qui est un sujet obsédant pour la presse européenne, devient aussi une obsession puisque l’écoute est en permanence suspicieuse et critique.
Le CFJ, qui forme les futurs journalistes, partage sinon les valeurs, du moins les orientations, passées et présentes du Quai d’Orsay.
Les journalistes de demain seront donc aussi ignorants que ceux d’aujourd’hui de l’histoire du Proche-Orient et tout aussi partiaux quant à l’interprétation des faits qui s’y déroulent. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Mon jugement n’est pas seulement éthique, il est aussi professionnel : la production des médias français est d’une grande pauvreté.
Quand on lit les journaux étrangers, on voit que notre presse est très provinciale, et d’un niveau très faible. Il y a une complaisance idéologique à analyser. En France, les journalistes sont majoritairement de gauche.
Pourquoi la gauche, ma famille culturelle, qui était très pro-israélienne, au début, a-t-elle abandonné Israël et est-elle tombée dans le populisme ?
Même pour un révolutionnaire, s’il y a un bien un pays à soutenir, c’est Israël plutôt que la Syrie ou l’Irak.
Israël est le pays où le syndicalisme est fort, c’est le pays où les rapports de force entre classes sociales sont vigoureux, c’est le pays où le progressisme social est visible.
Pourquoi cette « défaite de la pensée » à gauche qui s’abandonne à une complaisance pour des dictatures violentes et anti-démocratiques ?
Le propalestinisme est plutôt marqué à gauche alors que l’anti-israélisme est réparti dans toute la société et il relève du malaise de la France.
Nous sommes un pays qui devient plus centré sur lui-même, nous vivons un repli qui nous conduit à une forte hostilité envers tout ce que nous voudrions être mais ne sommes plus, envers tout ce que ne comprenons pas, envers tout ce qui ne nous ressemble pas.
La gauche n’est plus au pouvoir, mais sur le Moyen-Orient, la droite a une politique identique.
Pensez-vous que la politique d’un pays ne doit être guidée que par ses intérêts économiques ou doit-elle la tempérer par la morale et dans quelle mesure ?
Comment concilier morale et realpolitik ?
Le néo-colonialisme qui en est ressorti a bien compris qu’il fallait faire alliance avec le tiers-mondisme et les deux se mettent d’accord sur le dos d’Israël.
La complaisance à l’égard des dictatures arabes qu’on qualifie de gauche parce qu’elles ont été soutenues par l’Union Soviétique mais dont le véritable modèle est mussolinien (Nasser, Hafez el-Assad, Saddam Hussein…), cette complaisance rassemble à la fois les tenants d’un néo-colonialisme français et le tiers-mondisme de gauche.
Le Monde Diplomatique et les grandes industries néo-coloniales sont tous les deux d’accord pour penser que Saddam n’était pas si mal.
Je trouverais légitime que la France soit favorable aux droits des Palestiniens. Je comprends que l’on soit sincèrement pro-palestinien. La question c’est « comment ça dérape ? ».
La politique de Védrine était exagérément pro-arabe, cela n’a pas empêché Jospin de faire preuve de courage et de justesse en appelant le Hezbollah un mouvement terroriste, ce qui lui a valu d’être ridiculisé dans la presse.
On peut être sensible à la situation des Palestiniens sans pour autant être aveugle, comme l’a été Vaillant, le ministre de l’Intérieur de Jospin, aux dérapages antisémites qui se produisent en France sous prétexte de soutien à la cause palestinienne.
Le dérapage, c’est le passage d’une critique argumentée à un discours de haine.
L’exemple le plus frappant en est le discours sur la Barrière de Sécurité.
J’ai répondu, dans le Monde, à un texte d’Etienne Balibar. On peut critiquer le fait de construire cette barrière, on peut critiquer son tracé, mais ce qui s’opère ce sont des falsifications systématiques : on parle de « mur de l’apartheid », de « barrière meurtrière ».
C’est toujours renverser la critique éventuellement utile en discours de haine absolue et de criminalisation d’Israël à travers le mensonge systématique.
Vous êtes professeur de littérature, mais vous vous exprimez, sur ce sujet, comme un critique littéraire…
C’est vrai. Je suis habitué à lire les textes, à avoir sur eux un regard critique et à déceler leurs différentes couches et leurs différents niveaux de signification.
On peut étendre cette attitude à la réalité du discours.
Si on peut décrypter François Villon, on peut aussi décrypter Etienne Balibar et on aura toujours le réflexe de ne pas accepter les mots sans percevoir leurs connotations et leurs effets. Mais il ne s’agit pas là de rêve esthétique, plutôt d’acuité du regard…
Comment voyez-vous l’évolution de la société française, compte tenu de l’absence de débat où l’on maintient les citoyens en ne leur fournissant que des informations calibrées et prédigérées ?
Tant qu’il y aura ce conflit entre Israël et les Palestiniens, je crains que ce discours falsificateur et mensonger ne perdure. Il y a des gens (Balibar, Sallenave, le Monde Diplomatique et tant d’autres) qui maintiendront une pression inexorable, permanente et féroce sur Israël.
Ce sont des gens inépuisables dans leur militantisme et pour qui ce conflit est la dernière chance d’exister politiquement.
Le tiers-mondisme dont ils sont les représentants ultimes a échoué partout et il a montré son vrai visage, celui de la défense des pires afflictions.
Cuba dans sa politique de répression et de torture, l’Afrique où le tiers-mondisme a couvert et couvre les pires horreurs et se montre encore d’une complaisance inouïe vis-à-vis de régimes totalitaires.
Le conflit israélo-palestinien est le dernier où l’abjection peut encore être dissimulée : Arafat n’a pas perdu tout son prestige bien qu’on sache parfaitement qu’il est totalement corrompu et d’une extrême lâcheté politique.
La société palestinienne, malgré son amour de la mort, malgré les kamikazes qu’elle conditionne dès l’enfance, conserve une image sympathique et paisible de nature à entretenir la flamme tiers-mondiste.
Partout ailleurs, le tiers-mondisme s’est révélé ouvertement le lieu du carnage, le lieu des pires gangsters, des génocides…
Les Palestiniens sont le dernier recours d’une possibilité, pour les tiers-mondistes, de diriger les consciences.
Ces gens-là sont portés par le goût du pouvoir et le combat palestinien est le dernier lieu d’où ils peuvent exercer leur dictature intellectuelle.
Ils ne le lâcheront pas car c’est un lieu de très important d’investissement politique, d’où leur mobilisation.
Si Israéliens et Palestiniens faisaient la paix, ces gens-là devraient trouver un autre os à ronger.
Pour l’instant, ils se concentrent sur le peu de moelle qu’ils trouvent à sucer sur celui-ci en se faisant passer pour de belles âmes, en faisant pleurer dans les chaumières.
Ainsi ils conservent une audience, se font lire, publier, maintiennent la pression malgré les échecs qu’ils ont déjà accumulés par ailleurs.
Etienne Balibar, par exemple, a toujours été dans le camp des assassins.
Il ose parler « du mur de la honte » à propos de la barrière de sécurité qu’Israël est en train d’ériger pour se protéger des attentats terroristes, et il n’a jamais eu un mot de compassion, quand il appartenait au Parti Communiste Français, pour les quelque 250 000 Allemands de l’Est ont été emprisonnés ou tués par le régime pour des raisons d'opinion.
C’est indécent. Comment ose-t-il ensuite parler de totalitarisme à propos de la seule démocratie du Moyen-Orient alors qu’il a été mêlé aux grands massacres du XXème siècle ? Et il continue au XXIème.
Ce n’est pas le fait de soutenir les Palestiniens qui est criminel, c’est l’esprit dans lequel ces gens le font : l’aveuglement et l’ignominie sont les mêmes que ceux avec lesquels ils soutenaient les régimes totalitaires soviétique, chinois, cubain, khmer… activement ou en restant silencieux alors qu'ils avaient le devoir de parler.
En justifiant les attentats suicides, qui ne sont pas des suicides mais les crimes les plus violents possibles, ils démontrent que leur haine d’Israël est leur ultime moyen d’assujettir les consciences et d’espérer mener le monde.
Je ne suis pas seul à essayer d’introduire un peu de raison, dans ce délire politique, mais nous sommes très isolés. Ceux qui sont juifs sont stigmatisés pour leur communautarisme.
Moi, on n’a pas pu pas m’inscrire dans cette catégorie stupide, mais nous avons, les uns et les autres, peu d’écho.

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