Gang de barbares et bande de Gaza...
Antoine Subiaco © Primo Europe, le 29 Juin 2006
... ou bande de barbares et gangs de Gaza ?
Bande de menteurs sur commande ou gangs de reporters sans scrupules ?
Un adolescent vient d’être enlevé et assassiné.
Eliyahou Asheri, 18 ans a été tué par les « Comités de Résistance Populaires ».
Au commencement, était le verbe
Afin de déshumaniser la jeune victime, la presse française, Figaro compris, et les radios parlent de « l’exécution d’un colon israélien ».
France infos préfère nommer « activistes » les ravisseurs et assassins de l’adolescent.
« Activistes » du crime et de la terreur, cela porte un nom que ces journalistes ignorent probablement.
La même radio indiquait qu’à Gaza, les imams appelaient aujourd’hui par haut-parleurs « à la résistance, au djihad ».
Le djihad est donc devenu un acte de résistance ?
La guerre pour imposer l’islam partout dans le monde par le sabre (et les enlèvements ?) est devenue résistance ? Résistance à tout scrupule et à tout esprit humain, certes !
Un jeune soldat israélien, Gilad Shalit avait été, peu avant, enlevé en territoire israélien par des kidnappeurs de la bande de Gaza.
Chacun se souvient des titres enthousiastes des médias français évoquant la « libération de Gaza ».
Gaza libérée ?
Israël était la source de tous les mots, et le peuple palestinien et ses représentants allaient enfin pouvoir établir la paix et la démocratie, grâce à son départ.
La libération, ou plutôt l’épuration ethnique de Gaza, eut comme premier acte de détruire les synagogues.
Ceux qui s’indignèrent ensuite des caricatures de Mahomet ensuite, trouvèrent bien compréhensibles ces profanations.
Puis les représentants palestiniens et leurs milices commencèrent à s’entretuer, démontrant au monde leur profond désir de paix et fraternité.
Les Palestiniens ne furent pas en reste, votant massivement pour le Hamas, groupe islamiste dont la charte prévoit la destruction d’Israël.
Cette Palestine laïque et démocratique que les médias, partis et associations annonçaient par une action permanente de propagande, jusque dans les écoles de France, s’étalait au grand jour.
Il devint évident que l’UE et la France en particulier avaient financé, non des prétendus groupes humanitaires, ou des aides technologiques, mais bien les caisses de mouvements terroristes.
Cela devenait un peu trop visible, et l’on suspendit les paiements.
La politique arabe de la France
On avait bien voulu jusque là payer le Hamas par des intermédiaires pseudo humanitaires comme le CBSP, lui laisser récolter des fonds par des Mecca Cola et des radio Méditerranée sur le territoire français.
On avait laissé manifester à Paris avec des pancartes « vive le Hamas ».
Les groupuscules pro palestiniens disposaient de sites Internet en langue française, les prêcheurs révisionnistes comme Iquouissen disposaient de salles pour distiller la haine des Juifs, avec financement municipal à Roubaix.
Et les autorités fermaient gentiment les yeux sur la haine raciale qui se déversait dans des forums islamistes.
D’ailleurs comment s’étonner de ce silence face à la haine contre Israël ?
La France ne réagissait même pas face à la haine que certains lui crachaient au visage sur son propre sol.
Un tribunal avait débouté un député scandalisé par les textes de rappeurs « je baise la France, la France est une garce, etc… » lui demandant en gros « de quoi je me mêle » ?
Dans une démocratie, tout citoyen devrait pouvoir intervenir contre l’atteinte à la patrie, la terre des pères.
En Francarabia, les tribunaux ont estimé que même un député n’en avait pas le droit.
On imagine donc mal comment la France, estimant juste de se faire haïr, salir, agresser chez elle, irait défendre d’autres états face à la barbarie de Hamas ou autres brigades Al Aqsa.
Comment faire passer la pilule : la takya adoptée en France ?
Pendant que la presse française expliquait que de grands pas étaient faits, car certains groupes palestiniens envisageaient de reconnaître Israël, et que les bonnes volontés étaient manifestes, qu’il fallait rétablir les financements, que le peuple palestinien et ses dignes représentants, pleins de désir de paix, de tolérance et de démocratie oeuvrait avec acharnement pour la paix…on enlevait un jeune soldat israélien et on le maintenait en otage à Gaza.
Israël réagit aussitôt militairement. Tsahal avait décidé de quitter Gaza de son propre chef, mais n’avait nullement l’intention de voir le Hamas continuer à répandre la terreur en dehors de son fief et à multiplier les actes de terrorisme sur le sol israélien.
Il fallait rapidement remettre à leur place ces « guerriers » qui n’avaient jamais été foutus du moindre succès militaire en dehors de placer des bombes dans des bus civils, des commerces, des écoles, d’enlever, de racketter.
L’enlèvement d’un militaire est une déclaration de guerre.
La France se lança, à son habitude dans les approches diplomatiques, les salamalecs, les ronds de jambe et autres façons de céder en payant, comme nous l’avions vu pour les otages d’Irak.
Pour l’adolescent assassiné, c’était plus gênant. Il n’était pas militaire.
On choisit donc, de parler de colon.
Etrange pourtant, puisqu’il n’y avait plus de « colons » à Gaza. C’est en fait en Samarie qu’Eliyahou avait été enlevé.
On l’a retrouvé près de Ramallah.
Pas d’exigences, pas de revendication : il a été assassiné peu après son enlèvement.
C’est donc l’assassinat d’un adolescent juif parce que juif : le terrorisme, si souvent expliqué et compris par de bonnes âmes, ne trouve même pas ses habituels prétextes.
On s’empressa donc d’en parler ainsi : « un colon juif a été tué ».
Le gang des barbares de Fofana était plus animé par la haine que par la rançon ; le gang des barbares du Hamas et cie était plus animé par la haine que par une quelconque revendication.
Mais qu’est ce qui anime des journalistes pour utiliser des termes créés et manipulés pour attiser la haine, en transformant l’assassinat d’un adolescent en « exécution d’un colon par des activistes » ?
Nous connaissions Reporters sans Frontières, nous avons aujourd’hui une nouvelle association bien plus vaste : Reporters sans scrupules.
Eliyahou les regarde de là haut et continue à sourire.