La Gay Pride a Jérusalem

Publié le par Ofek

Alain Legaret - Source 

Comment peut-on tomber si bas pour ressembler aux autres ?

Comment peut-on être à ce point aveugle pour ne pas voir la provocation dans cette parade à Jérusalem ?

Ce n’est pas une question de religion, c’est une question de convenances. De la même façon qu’il est indécent de parler fort dans une bibliothèque ou dans un musée, de danser dans un cimetière ou de rire lors d’un enterrement, de cracher à table ou de faire ses besoins sur la moquette du salon, de coucher le bébé dans la niche du chien, de hurler au théâtre ou dans un cinéma, de se goinfrer devant ceux qui ont faim ou de se moquer d’infirmes et de malades du sida, il est tout aussi indécent d’organiser la Gay Pride a Jérusalem.

Cela s’appelle simplement « le respect de l’autre » et n’a aucun rapport avec quelque ségrégation ou tolérance quelles qu’elles soient.

Je précise que cette indécence n’est pas exclusivement réservée aux gays et lesbiennes. Il est clair qu’un défilé de chars avec brésiliennes en string et dansant la samba est à sa place à Rio mais serait aussi malvenu à Jérusalem.

Si la communauté homosexuelle recherche par ses défilés à obtenir le respect, elle doit commencer par respecter les autres.

Et si elle ne conçoit la reconnaissance que dans la provocation, elle doit alors oser rechercher cette reconnaissance auprès du plus grand nombre :

Qu’elle ait le courage d’organiser la Gay Pride au Vatican ou encore à la Mecque, en Arabie Saoudite.

Quant aux survivants s’il y en a, il n’y aurait alors aucune objection à les voir parader à Jérusalem. Car cette fois, ils le feront en respectant le caractère de la ville sainte, les yeux tournés au ciel pour le remercier de les avoir épargnés.

1944 : la seconde guerre mondiale touche à sa fin. On découvre l’horreur des camps. Le Juif adulte pèse en moyenne 40 kilos.
Et c’est justement à ce moment ou il parait si faible que l’incroyable se produit. L’exil long de près de 2000 ans est sur le point de se terminer.

1948 : l’Etat d’Israël est créé sur la terre promise à Abraham, Isaac et Jacob. Il sera le refuge des Juifs du monde entier. Religieux et non-religieux sont côte à côte pour lutter contre l’invasion des armées arabes, pour bâtir les villes, assécher les marécages et faire fleurir le désert. Ensemble, ils repoussent les Arabes et gagnent les guerres qui auraient du être fatales au petit Etat juif. Le pays devient un écrin de verdure au milieu du désert.

1967 : en voulant prendre aux Juifs Tel-Aviv, Haïfa et Beer-Sheva les armées arabes donnent à Israël la partie Est de Jérusalem.

Jérusalem, autrefois capitale du royaume de David et Salomon, est aujourd’hui de nouveau la capitale réunifiée de l’Etat d’Israël. Les Juifs affluent du monde entier pour venir se recueillir sur les lieux les plus saints du judaïsme, à proximité des vestiges du temple sur le mont Moriah surplombant le Kottel. Ce lieu retrouve sa splendeur passée et redevient le centre spirituel du peuple Juif.

2005, tout bascule : Une nouvelle race de dirigeants, ayant quelque peu oublié la singularité de ce pays et sa destination, voit le jour en Israël. Ils seront ceux qui galvauderont le mot Kadima, ce cri de ralliement signifiant « en avant » qui a fait la fierté et l’union des généraux et des soldats de Tsahal.

Goush Katif : ils expulsent des Juifs de leur foyer, ils les chassent de leur propre terre. Ils en font des réfugiés dans leur propre pays. Le cauchemar que l’on croyait faire partie du passé redevient réalité. Ce devait être pour avoir la paix, on connaît la suite.

Amona : Ils envoient ensuite leurs cavaliers sur des enfants juifs attachés à leur terre.
Ils évacuent manu-militari ceux qui représentent l’avenir du pays. Le sang juif est versé par des Juifs.

Mars 2006 : le nouveau parti Kadima remporte les élections. Le soir même, le futur premier ministre fait un discours surprenant. Extraits : « nous sommes prêts (…) à abandonner des parties de notre terre (…) à évacuer les Juifs (...) afin de créer les conditions vous permettant de vivre dans un état à côté de nous ».

On est en droit de se demander depuis quand la présence de Juifs gênerait la création d’un état ?

Parle-t-il des Israéliens ou se prend-il pour le roi des Juifs ? Serait-il prêt à évacuer des Juifs français ou américains ?

En effet, bien qu'il ait été prononcé par un Premier Ministre d’Israël, ce discours contient tous les ingrédients du discours antisémite.

Les scandales de corruption et de mœurs se multiplient au sein de la direction du pays. Pendant que certains sont affairés à savoir comment garnir leur lit ou leur compte en banque, les dirigeants du pays envoient pères, maris et enfants faire la guerre au Liban. Ils sont sensés ramener les soldats faits prisonniers par le Hezbollah.
« Kadima à droite, Kadima à gauche, Kadima au centre ! » crie-t-on au soldat qui se retrouve au front sans manger, sans boire, et parfois même, sans munitions.

La seconde guerre du Liban se solde par un échec total. Les prisonniers sont toujours prisonniers, et Tsahal qui défaisait autrefois plusieurs armées arabes en quelques jours se casse les dents sur une organisation terroriste.

Les corps enterrés des soldats morts pour défendre l’état juif, ne sont pas encore redevenus poussière, que les dirigeants d’Israël autorisent la tenue de la Gay Pride dans la ville sainte de Jérusalem.

Et soudain remontent à l’esprit des interrogations depuis longtemps enfouies :

Est-ce que les sectes juives ultra-orthodoxes qui ne reconnaissent pas l’état d’Israël n’auraient-elles pas finalement raison ? Et les fanatiques islamistes qui prétendent que les Juifs actuels ne sont que des usurpateurs qui salissent la terre promise n’auraient-ils pas raison eux aussi ?

Non !! Pourquoi devons nous en arriver à se poser ces questions-là à cause de dirigeants qui sont une véritable catastrophe pour le pays.

Depuis leur arrivée au pouvoir, l’état d’Israël accumule les scandales et les échecs.

Depuis leur arrivée au pouvoir, l’état d’Israël, soucieux de reconnaissance internationale, n’a cessé de monter les Israéliens contre les Juifs.

Depuis leur arrivée au pouvoir, l’état d’Israël soucieux de concéder la paix aux Arabes, a déclaré la guerre au peuple juif.

En tout juste un an, ils présentent le triste palmarès d'avoir réussi à abandonner des territoires pour obtenir en retour la guerre, à avoir jeté des milliers de Juifs sur les routes, à avoir eu deux conflits ouverts, l’un au nord et l’autre au sud avec les Arabes, et à avoir semé la zizanie entre les Juifs.

En attendant de souiller bientôt Jérusalem...

Il est grand temps que ces dirigeants de l’état d’Israël partent.

Qu’ils aillent s’installer à Sodome où ils se sentiront libres de se livrer à leurs occupations favorites et organiser des défiles homosexuels tous les jours s’ils le veulent.

Jérusalem, quant à elle, restera à jamais la capitale du peuple juif.

A l'heure où ont été écrites ces lignes, la Gay Pride à Jérusalem a été autorisée par les autorités israéliennes et est prévue pour le 10 novembre prochain.

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Publié dans Israël

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